Ça y est, dernière journée dans les vignes.
Ce matin les opérateurs commencent à préparer leur sac pour le retour avant de prendre la route pour Château Lescure.
Personne ne le sait encore, mais cette journée sera différente.
Les équipes espaces verts sont accueillis par les vignerons du château et préparent le matériel pour vendanger une des dernières parcelles « des tardifs ». Le fameux raisin pourri aussi appelé « pourriture noble ».
Une fois de plus, le temps est magnifique même s’il fait encore frais à cette heure.
Les vignerons et les espaces verts garent les camions au milieu des vignes accompagné par le tracteur et son tombereau.
C’est à flan de vallée que la vendange commence.
Vue imprenable dont les moniteurs ne se lassent pas. Les rayons de soleil rasant, embellissent le paysage et défroisse les visages des espaces verts fatigué par tant de changement et de découverte.
Les opérateurs travaillent à nouveaux de pairs avec leurs collègues vignerons qui se font un plaisir de partager leur savoir-faire.
Rapidement les blagues fusent, le dernier jour libère l’esprit des espaces verts. La grande discussion de la matinée sera de savoir si ce sont les Brayons ou les Bordelais qui ont un accent. Après quelques imitations et des fous rire, personne ne sera départagé.
Les vendanges vont bon train, une deuxième parcelle est entamée avant l’heure du déjeuner. Les douleurs des apprentis vignerons commencent à ressurgir, certains admettent que le travail est difficile et qu’il n’en ferait pas leur quotidien.
Les espaces verts sont maintenant à l’aise avec la hotte et deviennent des porteurs réactifs. L’épreuve du jeté de jambe en haut du tombereau devient une formalité.
Le tombereau se remplit péniblement, c’est la dernière vendange sur cette parcelle et les dernières grappes se font discrète pour échapper aux sécateurs et épinettes des vendangeurs qui arpentent les rangs.
Une fois terminé, il est temps de partager un dernier repas avec les vignerons qui accueillent les opérateurs espaces verts. Avant de reprendre la route vers la dernière activité culturelle de ce transfert, les moniteurs prennent une dernière fois le temps d’échanger.
Les Normands reprennent maintenant la route. Après quelques virages, la plupart somnolent déjà.
Cette fois-ci, la route n’a rien d’extraordinaire si ce n’est la capacité des forestiers locaux à planter des centaines d’hectares de pins alignés au cordeau.
Une fois cette route monotone terminé et les derniers opérateurs arrachés à leur sieste digestive, les moniteurs annoncent la destination. Une curiosité naturelle détentrice d’un record.
La dune du Pilat.
Au détour d’un virage, elle apparait, au loin et parait gigantesque. Certains lâchent un « Wha ! » de surprise. En même temps, avec ses six cent seize mètres de larges, deux kilomètres neuf cent de long, cent quatre mètres de haut et ses cinquante cinq millions de mètres cube de sable qui font d’elle la plus haute dune d’Europe. Il y a de quoi être impressionné.
Une fois garé, les espaces verts se dirigent vers la forêt qui borde la dune, il est temps d’enlever les chaussures et de profiter du sable. L’ascension commence avec une pente à quarante pour cent qui ne ravie pas tous le monde. Certains se réfugient sur l’escalier pour s’assurer d’atteindre le sommet. Une fois en haut, tous sont unanime : « c’est beau » !
Panorama à trois cent soixante degrés sur les pinèdes, le bassin d’Arcachon, l’océan et les presque trois kilomètres de sable chaud. Le groupe hume l’air iodé, longe la crête de sable perché à plus de soixante-dix mètres au-dessus des arbres et fini par redescendre coté océan. La pente est moins raide mais bien plus longue et il n’y aura pas d’escalier pour remonter cette fois-là. Les moniteurs, complices, savent que la remontée de la dune sera épique.
Une fois au bord de l’eau, les espaces verts se mettent en maillot de bain et se jettent à l’eau avec une joie non dissimulé qui célèbre la fin de cette aventure.



















