Aujourd’hui c’est la treizième journée d’activité de soutien pour l’atelier espaces verts. Luc nous attend dans sa serre. Les opérateurs le rejoignent en effectif réduit car certains sont en congés bien mérité après la saison de taille intense.
Luc, avant d’exposer les activités de la matinée, propose de dévier un peu des vignes car la serre se réveil et attire la curiosité des opérateurs à la vue de certains végétaux.
Certains gouteront même au pourpier, une plante herbacée au feuilles un peu épaisse et en forme de cœur qui rappellent celles des plantes grasses. Un gout légèrement acidulé et épicé s’en dégage. Ils auront également l’opportunité de découvrir les blettes à carde multicolores, le choux kale qui a maintenant plusieurs années…
La serre étant bioclimatique, il n’y gèle jamais, un puit canadien vient même renforcer cette action de protection et de régulation des températures sous le dôme. Luc explique sa manière de cultiver, sans travail du sol, afin de ne pas perturber la vie qui s’y trouve. Il explique aux équipes espaces verts l’importance de la structure du sol et le travail des vers de terre qui ont une vocation naturelle d’aérateurs et nettoyeurs ce qui favorise le bon développement des plantes. De plus cela évite aux graines en dormance d’être stimulées et faire ressortir toutes les indésirables au jardin.
Avant que Luc expose les travaux de la matinée, les opérateurs continuent d’échanger avec Luc autour d’un verre de jus de pomme maison.
Une fois cette petite parenthèse terminée, il est temps de se mettre au travail. Plusieurs choses sont à faire, l’hiver touche à sa fin et les derniers travaux aux vignes sont importants explique Luc. Si ce travail est négligé, les vignes pourraient s’écrouler sous leur propre poids.
Il est aussi temps de reprendre l’entretien aux pieds des vignes pour ne pas se faire déborder en début de saison, une partie de l’équipe est donc chargée de débroussailler sous les rangs sans oublier de garder ses distances avec les pieds de vignes ainsi que les fraisiers plantés la saison dernière.
Pendant ce temps-là, les autres opérateurs se chargent du carassonnage.
Le carassonnage, consiste à contrôler et entretenir le palissage qui retiens les vignes, ce qui comprend les piquets/poteaux, les fils ainsi que les crampons sur l’ensemble de la parcelle.
Il faut en premier lieu vérifier visuellement et repérer les piquets endommagés pour ensuite les remplacer. Ils sont sortis à la main puis un nouveau pieux est enfoncé à l’aide d’un enfonce pieux, une sorte de cloche de marteau piqueur qui se manipule à deux de par son poids. Les opérateurs doivent donc travailler en binôme tout en étant coordonnés dans leurs gestes pour pouvoir enfoncer de manière efficace les nouveaux pieux.
Ensuite Luc demande une fois tous les pieux abîmés changés, de repérer tous les fils cassés et de reprendre la tension de ceux qui ont été détendus la saison précédente. C’est le moment où les clous et les crampons usés par le temps, cèdent. Equipé d’un marteau et d’une boîte de crampons, les opérateurs inventorient l’ensemble de la parcelle et remplacent les manquants ou cassés.
Pendant ce temps-là, l’autre partie de l’équipe espaces verts continue d’avancer sur le débroussaillage et le désherbage des pieds de vignes.
Les opérateurs continuent le carassonnage qui nécessite une manutention assez élevée, les pieux sont lourds, l’enfonce pieux l’est aussi. Le coteau en pente rend la tâche évidemment plus difficile mais la bonne humeur n’en est pas entachée.
Les derniers travaux d’hiver touchent à leur fin et annoncent la reprise de l’entretien de la parcelle à l’aide des tondeuses en espérant que la météo sera plus clémente que la saison précédente.
En attendant, il est temps pour les opérateurs de rentrer à la structure et de préparer le dernier chantier de la semaine avant un week-end bien mérité.